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Ambre la mémoire sous la peau - coin des lecteurs et lectrices


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Ambre. La mémoire sous la peau n’est pas un récit de soi comme les autres. Il  retient, emprisonne et préserve des fragments de temps, de voix, de lieux et de silences, sans jamais prétendre les figer définitivement. Malé Fofana s’expose avec retenue, parfois avec pudeur, souvent avec une lucidité qui refuse l’emphase.

L’écriture avance par couches successives : des souvenirs, des scènes, des visages, des gestes apparemment ordinaires qui, à force d’attention, acquièrent une densité symbolique. L’intime y dialogue avec l’histoire, l’exil avec l’apprentissage, la langue avec l’identité. La justesse du regard est frappante. L’auteur écrit sans régler de comptes, sans nostalgie ni volonté de séduire. Il observe, se souvient, interroge. Le texte progresse avec une ironie discrète — parfois tendre, parfois grave — toujours maîtrisée. Chaque souvenir éclaire un point précis de la construction de soi. Lire Ambre, c’est accepter de suivre un chemin où l’identité n’est jamais donnée d’avance, où elle se construit dans le frottement entre les langues, les lieux et les attentes. C’est aussi reconnaître, en filigrane, une expérience largement partagée : celle de grandir entre plusieurs mondes, d’apprendre à demeurer sur les marges et de faire de l’écriture un espace de réconciliation provisoire.

Cette autobiographie propose une présence, une voix, une matière vivante.




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7 commentaires


Wow, j’ai adoré ma lecture de l’œuvre Ambre, la mémoire sous la peau.


Premièrement, le format de l’autobiographie est super : l’histoire divisée en parties, puis en chapitres, puis en plus petits chapitres encore. Les caractères étaient aussi d’une belle grosseur. J’ai également trouvé que l’écriture fragmentée a rendue l’histoire plus intéressante et dynamique. C’est comique à dire, mais « c’est mon genre de division » ! J’ai aussi apprécié les moments où une anecdote/tranche de vie était racontée, car ce que l’auteur était en train de raconter lui avait fait penser à autre chose. C’est vraiment mon style de commencer une histoire, pour finalement en raconter plusieurs, toutes entremêlées ! Alors je me suis un peu reconnue, surtout dans le…


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Bonjour Nelly,

Merci infiniment pour ce retour si généreux, sincère et personnel. J’ai été particulièrement touché de constater à quel point la structure fragmentée du récit a trouvé un écho dans ta propre manière de raconter et de penser les histoires. Ta réflexion sur la langue, le bilinguisme et la complexité du sens au-delà des mots rejoint des questionnements qui me sont chers et qui ont profondément nourri l’écriture de ce livre. Je suis également heureux que le caractère évolutif de l’identité t’ait interpellée, car il s’agit effectivement d’une idée centrale dans mon parcours et dans ma vision de l’être humain.

Ta remarque sur la présence du français en Afrique me fait particulièrement plaisir. Rappeler la diversité des espaces francophones…

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Assane BA
Assane BA
16 mai

Un récit autobiographique riche en émotions, fidèle, sincère et rempli de reconnaissance.

Au lieu de se mettre en exergue, S Malé rend grâce aux personnes ayant contribué à son savoir-faire et son savoir-être.


Avec humilité l'artiste du peuple se fait oublier pour mieux observer, analyser et partager son regard sur ce qui se voit moins, s'entend moins mais ô combien important à comprendre.

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Cher Assane,

Merci infiniment pour ces mots qui me touchent profondément. Tu as su percevoir avec une grande justesse l’esprit dans lequel Ambre, la mémoire sous la peau a été écrit. Si ce récit met mon parcours en lumière, c’est avant tout pour rendre hommage à celles et ceux qui, par leurs gestes, leurs conseils, leur bienveillance ou leurs exigences, ont façonné l’homme que je suis devenu. Je crois sincèrement que nous sommes toujours le produit d’une multitude de rencontres et de transmissions.

Merci encore pour cette lecture attentive et pour ton regard si généreux.

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C’est avec étonnement qu’en lisant Ambre- la mémoire sous la peau, je me suis moi-même plongée dans ma propre enfance et laissé mes propres souvenirs m’envahir. Ce livre regorge de passages riches en intelligence émotionnelle, un sujet pour lequel je développe un grand intérêt. J’ai pu ainsi constater à travers le récit, trois points essentiels en intelligence émotionnelle que sont la conscience de soi, la conscience sociale et la résilience.

1-      La conscience de soi à travers la capacité de Mr Fofana à percevoir et à comprendre ses propres émotions, pensées, comportements, forces et faiblesses, notamment dans sa dyade avec sa mère.  En effet, nous pouvons observer un enfant qui, bien que jeune, démontre une belle capacité à identifier ses…

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Bonjour Yacine,

Je te remercie très sincèrement pour cette lecture d’une profondeur remarquable. Ton analyse, à la lumière de l’intelligence émotionnelle, m’a particulièrement ému, car elle met en évidence des dimensions du récit qui étaient parfois intuitives au moment de l’écriture, mais que tu as su éclairer avec une grande finesse. Ta réflexion sur la conscience de soi, la conscience sociale et la résilience donne à Ambre, la mémoire sous la peau une résonance nouvelle et témoigne d’une lecture à la fois attentive, rigoureuse et profondément humaine. J’ai été touché par ton interprétation de l’oubli comme une forme de libération cognitive, ainsi que par les liens que tu établis entre le récit, le muñ, le wòlu Yàlla et cette nécessaire capacité à…

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